Mon cheminement

Un parcours sous pression

J’ai grandi dans un cadre structurant, où l’exigence et la rigueur guidaient mon parcours. Dans cet environnement, je me suis conformée aux attentes extérieures, laissant souvent les autres décider pour moi, sans vraiment interroger mes propres envies, sans trouver un ancrage intérieur.

Une créativité bloquée

Pendant mes études dans une école d’art, j’ai pris conscience d’un blocage profond : face à l’invitation à créer librement, je me heurtais à un besoin de contrôle, une quête de perfection qui bridait mon expression. Je vivais chaque tentative de création comme un échec.

J’ai exercé le métier de graphiste pendant plusieurs années, une activité qui me permettait d’être « un peu » créative, mais toujours dans un cadre structuré, répondant à des contraintes techniques et à des attentes extérieures. Cette expérience confirmait ce sentiment de ne pas être pleinement à ma place.

“Je vivais chaque tentative de création comme un échec.”

Trouver un espace de respiration

C’est la géométrie sacrée qui a ouvert une brèche.
Les fleurs de vie, les solides de Platon, la spirale de Fibonacci : ces formes avaient un ordre rassurant, une logique apaisante. Je pouvais les dessiner facilement, mais leur assemblage restait un défi. Jusqu’au jour où j’ai accepté de lâcher prise.

En abandonnant l’idée de maîtriser chaque détail, j’ai découvert une nouvelle façon de créer : intuitive, fluide, libératrice.

Une rupture nécessaire

Plus tard, un burn-out et le diagnostic d’un trouble anxieux ont marqué un tournant. Ce passage difficile m’a poussée à revoir mes choix et, presque par hasard, à me tourner vers un métier où je prenais soin des autres. J’ai compris très vite que non seulement cela me faisait du bien, mais je prenais enfin une place qui correspondait à mes aspirations et avait du sens.

Comprendre mon fonctionnement intérieur

Puis, la théorie polyvagale est entrée dans ma vie. À travers mes explorations, j’ai réalisé que ma manière de créer, cette approche intuitive née du lâcher-prise, était une façon d’apaiser mon système nerveux. La création n’était pas seulement un acte artistique, mais un outil thérapeutique puissant, que j’utilisais sans même en avoir conscience, tout comme l’écriture, le chant, la marche, la méditation…

Transmettre ce qui m’a aidée

Forte de cette prise de conscience, j’ai suivi une formation en art-thérapie, pour accompagner celles et ceux qui, comme moi, cherchent à se reconnecter à eux-mêmes. Aujourd’hui, j’apprends à pratiquer l’art-thérapie ainsi que d’autres outils comme la méditation, le journal créatif, la pleine conscience, pour guider chacun sur son propre chemin de guérison.

Se reconnecter à soi, c’est aussi apprendre à écouter ses élans profonds, à choisir en conscience, à retrouver sa voix et son propre rythme.